

Concert de Noël
Orchestre du Collège et des Jeunesses musicales de Saint-Maurice (OS-m)
Ernst SCHELLE, direction artistique
Soliste : Tjasha GAFNER
dimanche, 13 décembre 2026
17:00
Durée : 1h30
Théâtre du Martolet
Tarif : CHF 40.- / Enfants 10.-
Programme :
Verdi : Ouverture de l’opéra Macbeth
Glière : Concerto pour harpe et orchestre — avec Tjasha Gafner
Dvorak : 5e symphonie
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À l’occasion ce concert de Noël 2026, l’OS-m fera découvrir à son public un instrument rarement mis en valeur dans le répertoire symphonique : la harpe. Pour cela, l’OS-m aura le plaisir d’accueillir la harpiste Tjasha Gafner, soliste suisse dont la carrière internationale est en plein essor, que nous accompagnerons dans le Concerto de Glière. En seconde partie de concert, nous jouerons la Symphonie no.5 de Dvorak, œuvre romantique pleine de fraîcheur et de caractère.
Le concert débutera avec l’énergique ouverture de Macbeth de Verdi, inspirée du drame de Shakespeare : en quelques mesures seulement, Verdi évoque les tourments qui dévorent Macbeth, la noirceur de ses actes, et le ricanement des sorcières.
Le Concerto de Glière occupe une place centrale au sein du répertoire pour la harpe en tant qu’instrument soliste. Ecrit en 1938 par Reinhold Glière, compositeur d’origine ukrainienne qui a vécu et travaillé en URSS, ce concerto explore les possibilités sonores de l’instrument : grands accords arpégés et motifs « liquides » dans l’ample premier mouvement, aspects mélodiques dans un magnifique second mouvement à variations, et finalement figures perlées et dansantes dans le mouvement final. Glière reçut l’aide de la harpiste Ksenia Erdely pendant la composition de ce concerto, et ne fit pas secret de la qualité des suggestions qu’elle lui prodiguât. Le ton de l’œuvre est apaisé, et l’instrumentation claire et délicate combine successivement différents groupes d’instruments avec la harpe.
La 5e symphonie de Dvorak est moins connue que les quatre suivantes du même compositeur, mais bénéficie comme elles de l’invention mélodique débordante de Dvorak. Cette symphonie, écrite en 1875, est parfois qualifiée de « pastorale », en raison notamment de l’atmosphère rêveuse et détendue des deux premiers mouvements. L’influence de l’école allemande, notamment de Brahms, se révèle dans le jeu des combinaisons entre instruments, et dans le déploiement du premier mouvement à partir d’un simple accord brisé aux clarinettes. Les deux mouvements centraux regardent vers le folklore slave — chant nostalgique des violoncelles dans le second, délicate danse dans le troisième —, tandis que le ton devient soudain véhément dans un final viril.